Tim

A Cup of Tim - 20/02/13

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Dank : Bien le bonjour, cher Tim !

Tim : Bonjour Mr Dank !

 

Dank : Tim, beaucoup de blogueurs te connaissent désormais, mais je te laisse tout de même te présenter pour ceux qui vont te découvrir par le biais de cette interview. Peut-on savoir ton prénom, ton âge, ta ville, et même ta série préférée !

Tim : Je suis né en 1979, j’aurais 34 ans le 14 avril, et je vis à Montrouge depuis bientôt un an. Je m’appelle en réalité Timothy mais personne ne m’appelle comme ça à part mes collègues de bureau et mes anciens profs. Ma famille et mes amis d’enfance m’appellent Timmy, et tout le reste m’appelle Tim. Hayao Miyazaki ne m’appelle pas. Najat Belkacem non plus. Ma série préférée est… euh, bah c’est dur à dire car je n’en regarde plus trop. Mon frère m’a forcé à regarder le premier épisode de Game of Thrones et maintenant j’en suis à attendre la troisième saison comme tout le monde. Y’a longtemps, j’ai suivi X-Files, y’a quelques années j’ai suivi Lost, Prison Break, et c’est à peu près tout depuis ça. Ah si, j’ai vu la dernière saison de Desperate Housewives malgré la musique. Récemment j’ai découvert une série géniale sur la D8 le samedi matin, ils passent même trois épisodes à la suite tellement c’est cool. Ça s’appelle «MacGyver».

 

Dank : Que fais-tu dans la vie ? Quelles études as-tu faites ?

Tim : Dès la seconde, en 1995, j’ai fait Arts Appliqués au Lycée Adolphe Cherioux à Vitry sur Seine. Ça a débouché sur un BAC. Après ça, j’ai fait un BTS Architecture Intérieure au même endroit. Par la suite je n’ai pas bossé dans l’architecture. J’ai fait une multitude de petits boulots, en intérim, en CDD etc. (voir la BD Quotidien Survival où je raconte tout ça) puis ai fini par me poser en CDI à 500 mètres de là où j’habite aujourd’hui. C’est un taf de bureau tout ce qu’il y a de plus banal (ordinateur, trombones et pochettes) mais qui me laisse pas mal de liberté pour bosser sur mon blog, mes BDs, etc.


Dank : D’où t’est venue l’idée de te créer un blog BD ?

Tim : En 2007, je n’étais pas très «blog», j’avais même un à priori assez négatif là-dessus, ma seule expérience des blogs se limitait aux Skyblogs. J’étais plutôt «site normal avec du texte et des images». Alors que je venais de finir Quotidien Survival, j’ai découvert le blog de Kek, de Laurel, Cha, Boulet, etc. Sous la pression de ma copine, j’ai fait le mien pour partager une page de cette BD tous les trois jours, et ainsi la faire connaître. Ce blog-BD était plus un moyen de promotion qu’un «vrai» blog-BD où l’on publie presque au jour le jour, où l’on expérimente etc. C’est en ouvrant  «A Cup of Tim», en 2008, que je me suis lancé dans l’aventure d’un «vrai» blog-BD : parler de la vie de tous les jours, cinéma, musique, exploration urbaine, coups de gueules, coups de cœur, etc. 


Dank : Pourquoi utiliser uniquement les feutres pour réaliser tes planches ?

Tim : Fin 2007, après Quotidien Survival, j’en avais un peu marre du noir et blanc, je voulais que mon blog-BD ait un bon rythme mais sans pour autant dessiner des trucs à l’arrache. J’ai essayé plusieurs trucs, puis pour le fun je me suis amusé à dessiner au feutre. Voyant que ça pouvait être pas mal, je me suis lancé là-dedans. D’habitude je ne faisais presque pas de couleur, là je découvrais un nouveau monde.


Dank : Peux-tu nous en dire plus concernant les BD que tu publies sur ton blog ? Il y a comme une suite logique entre tes planches…

Tim : Quand j’ai commencé le blog, j’ai fait des notes «normales» comme un peu tout le monde. Fin 2008, j’ai fait un dessin, puis un autre figurant la suite de celui-ci. Sans paroles, et avec à chaque fois deux nuances de couleur par page/planche. Ça a donné «Promenade», dont le principe est que je ne sais à peu près jamais ce qui va se passer dans la prochaine page/planche. C’est très rafraîchissant et libérateur à faire, cette sensation de ne pas savoir où me mène cette «histoire». Cette histoire, que je continue quand ça me prend, est en pause depuis septembre dernier, lorsque j’ai commencé la publication de la première partie d’un projet de BD. Des histoires sans liens entre elles, mais reliées par le fait qu’elles concernent des souvenirs d’enfance. Depuis début février, je publie la deuxième partie : ça se passe au collège, et cette fois les histoires se suivent.

 

Dank : As-tu pour projet de publier un jour tes planches sur support papier ?

Tim : Quand j’ai commencé mon blog, je sortais de Quotidien Survival, que j’avais imprimé moi-même. Je me suis dit qu’avec ‘A Cup of Tim’ je pourrais expérimenter, me faire connaître, et une publication papier était un peu un rêve. Aujourd’hui, après 5 années à dessiner sur mon blog, à voir des gens en festival, à lire les retours, mon point de vue a changé. Pour moi, l’important est désormais que ce que je fais soit compris et que je puisse le voir (sur le net, ou en vrai, face à des gens). Je suis (très) heureux de voir que ce que je fais plait, et ça me remplit de joie quasiment tous les jours. Si on me propose un jour une publication papier, je ne refuserais évidemment pas, mais je verrais plus ça comme un bonus, un extra, un autre moyen de faire voyager mon travail.

 

Dank : Quelles sont tes influences ?

Tim : Je ne sais pas si c’est à moi de dire ça car je ne pense pas à ça. Depuis mes études en Arts Appliqués et les merveilleux profs que j’ai eu là-bas, j’essaye d’avoir mon style, j’essaye le plus possible de m’éloigner de ce «j’aime X donc je fais comme X» qui maintenant me fait sourire, mais que j’ai beaucoup pratiqué avant. J’aime beaucoup l’idée qu’on ne puisse pas trop deviner quelles sont mes influences, «d’où je viens». Ou du moins que ça ne se voit pas trop. Après, j’ai aucun problème pour dire que j’ai dessiné des tonnes de Chevaliers du Zodiaque et de Dragon Ball Z étant enfant puis ado. Je ne sais pas si ça 

se ressent encore. Si ça ne se ressent pas, alors je suis content. Je pense que j’ai été et suis encore beaucoup influencé par Otomo (la grosse claque de mon adolescence, au niveau visuel comme scénaristique) où les univers post-apocalyptiques en général. Pour ce qui est des histoires, on me dit souvent que «Promenade» fait très Tim Burton.

 

Dank : Aurais-tu quelques conseils pour de jeunes dessinateurs désireux de percer dans la blogosphère ?

Tim : Tout dépend ce qu’on entend par percer : se faire éditer ? Être au Festiblog ? Avoir plein de visiteurs ? Plein de commentaires ? Si on veut se faire éditer, faut avoir un très bon projet et connaître du monde. Donc ça implique d’être un peu connu. Pour être connu, faut sortir du lot. Pour sortir du lot, faut essayer de faire quelque chose d’original, donc travailler et rester motivé. Je ne dis pas ça en me prenant comme exemple, mais j’imagine que c’est peut-être la marche à suivre ?

 

Dank : Peut-on te rencontrer à des salons, festivals, évènements particuliers ?

Tim : Le Festiblog est le meilleur endroit pour me voir. Au printemps et à l’été, je fais aussi 2 ou 3 festivals. Des fois on organise des rencontres dans des cafés, à la fraîche.

 

Dank : Aurais-tu un message à adresser à l’illustre inconnu(e) qui a inscrit ton blog sur notre site, te faisant passer par la terrible épreuve de l’interview ?

Tim : Il a bien fait car ça m’a permis de faire un point sur mon travail, regarder ce que je faisais en 2008, où j’en suis en 2013, les objectifs que je m’étais fixés et ceux que j’ai atteint, comment je compte mettre en image mes autres projets, etc.

 

Dank : Que peut-on te souhaiter pour la suite de tes aventures ?

Tim : Conserver le même enthousiasme qui m’anime depuis que je dessine.


  

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