Vurore : L’univers de Vurore (ou sa folie)

Seikame : Bonjour Vurore ! Commençons par une petite présentation. Qui es-tu, d’où viens-tu et de quand dates-tu ?

Vurore : Alors, je me nomme Vurore, je viens de terres lointaines (mon cerveau est assez éloigné…) et je dois être périmée depuis quelques années déjà.

Seikame : Puis-je te demander d’où viens ton pseudonyme ?

Vurore : Je tiens d’abord à m’excuser auprès de tous… (Parce qu’en fait, certains on peut-être imaginé que l’explication de ce nom était classe mais… non). Donc en fait, quand j’ai commencé à dessiner du manga, j’étais en plein dans Dragon Ball Z… J’étais la groooosse fan qui ne se sent plus à la vue de Végéta (là je dis pardon, maman, pardon papa… j’ai honte). Et donc dans mes folles idées, je pensais pouvoir dessiner une énième suite (mon égo était un peu en joie à cette époque) et donc j’avais créé plein de persos qui venaient d’une planète nommée Vénus (keuf keuf… que d’imagination je sais) et tous ceux qui venaient de là-bas avaient un prénom qui commençait par V… J’ai donc modifié mon prénom en conséquence.

Seikame : Et vers quel âge as-tu commencé à dessiner justement ?

Vurore : Ah mais oui, j’ai l’excuse de la fan attitude ! J’avais 12 ans quand je m’y suis mise concrètement (du reste j’ai toujours dessiné… mais rien que d’en parler ça me pique les yeux) !

Seikame : Qu’as-tu osé commettre comme études ?

Vurore : Niveau études, j’ai été un parfait boulet ! J’ai voulu aller en prépa d’art mais je n’étais pas assez bonne en espagnol (non je n’ai aucune réponse à donner du pourquoi du comment)… donc après, j’ai cherché tardivement une fac avec encore des places et il n’y avait plus qu’en droit… Donc j’ai fait japonais. (Mon esprit est tordu… mais pour le coup, une amie m’avait appelé la veille de mon inscription finale pour me parler d’une fac de langues !) Et puis après avoir vécu comme une japonaise pendant deux ans, je suis allée voir les lettres modernes. Y’a donc auuuucun lien du début à la fin…

Seikame : Je dois donc comprendre que le goût du manga et l’attirance pour la culture japonaise n’étaient pas liés de manière évidente, plus une coïncidence ?

Vurore : Oui voilà c’est tout à fait ça ! Un gros coup de fesse qui m’a fait découvrir des gens géniaux et aimer le latin (oui, c’est possible !).

Seikame : Tu fais partie de celles qui ont pas mal baroudé dans le milieu du dessin et de la création. Si tu devais nous résumer tes péripéties jusqu’à aujourd’hui, ça donnerait quoi ? (cet emploi du conditionnel est emprunt d’un haut degré d’hypocrisie, je l’admets.)

Vurore : Alors hum ! Déjà, on peut dire que j’ai pris pas mal de baffes dans ma tronche (de façon imagé là ! Je ne ressemblerai à rien sinon). J’ai découvert le monde des fanzines par le biais de mon frère (qui m’a salement lâché au moment de participer à des fanzines puis au mien). Comme ce serait trèèèèèès long pour parler de ça en gros, j’ai participé à un fanzine, ça m’a plu alors j’ai répondu à une annonce pour en créer avec des gens que je ne connaissais pas et puis après, j’en ai eu assez de voir plein de squatteurs chez moi et de devoir tout faire sans vraiment avoir de reconnaissance (si ce n’est tenir le stand seule… youhou) et donc j’ai créé mon propre fanzine : Minasan. D’un autre côté, j’ai essayé d’aller plus loin que le fanzine mais j’ai eu pas mal de refus et surtout je ne savais pas trop quoi faire. Puis j’ai rencontré M. Corteggiani, qui a changé beaucoup de choses dans ma vie (question dessin hein). J’ai donc intégré pendant quelques temps l’équipe de Pif Gadget. Malheureusement c’est tombé à l’eau et j’ai donc cherché ailleurs. J’ai fais quelques démos en bibliothèques, des logos pour portables, des illustrations pour livret écolo… et dans tout ça j’ai lancé plusieurs blogs pour sortir un peu tout ce que j’avais dans la tête (et parce que il faut imaginer que quand je parle… c’est infini… un peu comme là quoi… et donc si je veux garder mon mari j’ai intérêt à dessiner !).

Seikame : Parmis ça, des blogs dédiés spécialement à des jobs d’après ce que j’ai vu, je dois dire que j’ai trouvé ça pas banal de les séparer comme ça.

Vurore : Bah en fait, j’ai commencé par celui des caissières… Et comme je voulais garder un minimum de clarté, j’évitais de raconter mon quotidien en dehors de ça… Mais Dame Palabre m’a donné l’envie d’en faire un plus général (et surtout, j’ai changé de boulot) !

Seikame : Et parmis ces blogs, on compte aussi Pene Kuôme il me semble. Ça, ça semblait être un projet ambitieux.

Vurore : Pene Kuôme est né durant mes années de Fac. J’avais découvert le JdR (Jeu de Rôle) et suite à mes nombreuses lectures et autres, j’avais envie de me lancer dans la création d’un vaste monde (là encore mon égo était en joie). Le côté Jdr depuis est tombé à l’eau faute de personnes intéressées mais je garde cet univers pour créer de nombreuses histoires (dont celle vue dans 30jdBD qui est la même parue chez Pif). D’ailleurs en 2014, PK devrait avoir une seconde jeunesse ! (Je fonctionne par 10 ans… je viens de fêter les 10 ans de mon fanzine et ça va être à PK de se faire beau !).

Seikame : Dans un registre plus personnel, l’arrivée d’un bébé dans la vie d’une bloggeuse, qu’est-ce que ça implique ?

Vurore : De devenir esclave… Et de devoir choisir entre dormir ou dessiner ! (Nan mais j’le jure ! J’aime ma fille !)J’étais déjà très lente avant. Là, il a fallu tout remettre à plat et se forcer à décider d’objectifs bien précis.

Seikame : (C’est pas comme si ça rajoutais aussi plus de boulot en fournissant des caisses d’anecdotes supplémentaires je suppose !)

Vurore : (Ah ça oui ! Mais le problème c’est que y’en a tellement que je prends du retard là-dedans ! J’ose pas imaginer la tête qu’elle fera quand elle lira ça plus tard ! Mère indigne. )

Seikame : Comment imagines-tu l’avenir de ton blog ?

Vurore : la Vurorologie ? Ça continuera jusqu’à ma mort (je pré-posterai s’il le faut ! Et même si les dessins sont devenus tout bizarres et que je suis obligée de m’attacher le crayon à la main) !

Seikame : Comment as-tu eu connaissance du CyanMagenta ? Quelque chose à dire dessus ?

Vurore : Je crois bien que Didizuka m’en a parlé (elle se la joue bonne fée avec moi ces derniers temps) et puis ce site est sympa pour découvrir plein de blogs marrants ! J’vais encore avoir matière à zieuter ! (Le seul hic parce que j’aime être chiante, ce sont que les bannières de blogs sont trop grandes.)

Seikame : Moustache gracias pour cette interview, Vurore ! Que peut-on te souhaiter de beau pour la suite ?

Vurore : Finir la BD sur laquelle je travaille ! (Ça serait une première pour moi !)

Calomiel de filles
Nelan’ Dil de Noel